Please mother, I no go forget you,
For this suffer wey you suffer for me
Sweet Mother est un des morceaux des années 70 les plus connu en Afrique, il s’en est vendu près de 13 millions de copies.
En effet, comment ne pas tomber sous le charme de cette mélodie, portée par un mélange de highlife Ghanéen et de rumba Congolaise ? Les paroles, quand à elles, ne pouvaient que toucher au cœur une majorité de personne sur le continent africain, où le concept de maternité est si important : Sweet mother est un vibrant hommage à la femme-mère, c’est un rappel à tous ceux qui auraient tendance à l’oublier qu’on doit souvent tout à sa maman, surtout pour ce qui concerne le début de sa vie. Ceci dit, pour certains, féministes en tête, la maternité serait un concept presque trop important en Afrique noire, les femmes ayant souvent pour obligation d’être mère pour être acceptées dans la société africaine.
Durant ces années 70, les majors européennes EMI, Decca et Philipps, attirés par les pétro-dollars, ouvrent des antennes locales au Nigéria après la guerre du Biafra. Prince Nico Mbarga s’est vu refusé la démo "Sweet Mother" par ces 3 géants. C’est finalement en 1976 que le morceau est publié par la compagnie nigériane Rogers All Stars, où il connait un succès immédiat.
Tony Prettywood



